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𝐊𝐀𝐍𝐄𝐌 : 𝐋’𝐄́𝐃𝐔𝐂𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐍𝐄 𝐃𝐎𝐈𝐓 𝐏𝐋𝐔𝐒 𝐄̂𝐓𝐑𝐄 𝐋𝐄 𝐃𝐄𝐑𝐍𝐈𝐄𝐑 𝐂𝐇𝐎𝐈𝐗 𝐃𝐄 𝐍𝐎𝐒 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐓𝐒 Sensibiliser, accompagner et protéger l’école pour préserver l’avenir d’une génération Au Kanem, l’éducation traverse une période qui interpelle l’ensemble de la communauté. Dans plusieurs localités, l’école reste confrontée à des difficultés considérables : insuffisance d’infrastructures, manque d’enseignants, conditions d’apprentissage difficiles et moyens limités. Pourtant, malgré toutes ces contraintes, des écoles ont vu le jour grâce aux efforts des communautés, des parents et des acteurs locaux qui refusent de voir leurs enfants grandir sans accès au savoir. Mais aujourd’hui, une autre difficulté prend de l’ampleur : le désintérêt progressif de certains enfants pour l’école. Cette situation doit nous préoccuper collectivement. L’école n’est certes pas parfaite. Elle manque parfois de salles de classe, d’enseignants et de matériels pédagogiques. Mais elle demeure l’un des moyens les plus importants dont dispose une société pour préparer sa jeunesse à affronter l’avenir. Un enfant qui apprend à lire, à écrire, à compter, à réfléchir et à comprendre son environnement acquiert des outils qui peuvent transformer toute sa vie. Parents : ne privons pas nos enfants de leur avenir Dans certaines familles, des enfants sont régulièrement retenus à la maison pour accomplir différentes tâches domestiques ou familiales. Ces tâches peuvent être nécessaires, mais elles ne doivent pas devenir une raison permanente d’éloigner l’enfant de l’école. Un enfant a besoin d’apprendre aujourd’hui pour pouvoir être utile à sa famille demain. Lorsque la tâche à accomplir est simple et peut être réalisée par un adulte, pourquoi empêcher l’enfant d’aller en classe ? Lorsque le travail domestique peut attendre, pourquoi sacrifier une journée d’apprentissage ? Nous lançons donc un appel aux parents : laissez vos enfants aller à l’école. Organisez les tâches familiales de manière à ce qu'elles ne compromettent pas leur scolarité. Si certaines activités peuvent être réalisées après les cours, qu’elles le soient. Et lorsqu’une tâche n’est pas indispensable ou peut être assumée par un adulte, faisons l’effort de la prendre en charge. Il ne s’agit pas de demander aux enfants de fuir leurs responsabilités familiales. Au contraire, il faut leur apprendre à participer à la vie de la famille sans sacrifier leur éducation. Élèves : l’école est une chance, même lorsqu’elle est difficile Aux élèves du Kanem, le message est tout aussi important. Ne regardez pas uniquement les difficultés de votre école. Regardez également ce que l’éducation peut vous permettre de devenir. Aujourd’hui, vous êtes peut-être assis dans une salle de classe qui manque de bancs, avec un enseignant qui travaille dans des conditions difficiles. Demain, vous pouvez devenir enseignant, médecin, ingénieur, informaticien, entrepreneur, administrateur, agriculteur moderne ou responsable de votre communauté. L’école d’aujourd’hui construit le Kanem de demain. Abandonner l’école parce que les conditions sont difficiles, c’est laisser les difficultés décider de votre avenir. Aux élèves, nous disons donc : retournez en classe, soyez réguliers, respectez vos enseignants, travaillez davantage et prenez votre avenir au sérieux. Les associations doivent jouer pleinement leur rôle Face à cette situation, la responsabilité ne repose pas uniquement sur les parents et les élèves. Les associations, organisations communautaires, leaders traditionnels, leaders religieux, enseignants, autorités locales et acteurs de la société civile doivent multiplier les campagnes de sensibilisation dans les quartiers et les villages. Il faut aller à la rencontre des familles. Il faut expliquer aux parents que l’éducation n’est pas une perte de temps. Il faut parler directement aux enfants pour leur faire comprendre que l’école représente une opportunité..... #voixdukonoum #Tchad #pourtoi #foryou #education